Une chateau de hautefort

Vie de château, pour la première sortie de l'année 2018 du Rétromobil club de Tulle. Dimanche 25 mars, c'était direction Hautefort, en Dordogne, pour la visite du château, précédée par celle du musée de la médecine.

Les premiers tours de roue 2018 du Rétromobil club ont conduit une vingtaine de véhicules sur les routes de la Dordogne, dimanche 25 avril.
Menée par l'organisateur Michel, son épouse et sa Traction (par ordre de préférence, tout de même) la troupe s'est élancée depuis Tulle sur les petites routes, sans soleil mais non sans enthousiasme, pour rejoindre Hautefort, une petite centaine de kilomètres plus loin. Renault 4CV, Citroën 2CV, Rover 2.800, Renault Fuego, Peugeot 403, Chrysler 180 ou encore Citroën SM : elles n'ont pas eu de mal à contenir les assauts d'une Maserati Quattroporte et d'une Alfa-Roméo 4C sagement restées dans le rang.
Le premier rendez-vous de la matinée a conduit la quarantaine de promeneurs au musée de la médecine de Hautefort. Installé dans un Hôtel-Dieu du XVIIIe siècle, ce musée rappelle comment se pratiquait la médecine dans le passé en présentant des objets, des ustensiles, des meubles et des machineries étonnants et variés.
On retiendra par exemple le fac-similé d'un tour d'abandon, qui permettait le dépôt d'un enfant abandonné en toute discrétion. Les différentes salles racontent l'histoire de la pharmacie, de la dentisterie, de la radiologie ou de l'obstétrique. On peut y voir les premiers cabinets de dentistes, les premiers appareils de radiologie, l'évolution des pace-makers, des écorchés pédagogiques, des moules pour fabriquer des suppositoires... L'une des pièces les plus étonnantes du musée reste une cire anatomique du XIXe, saisissant écorché d'une femme enceinte.

Le château et sa cour
Pour se remettre, il fallait bien un bon repas. Il fut servi à quelques kilomètres de là, au Cochon gourmand. Qui n'a pas failli à son appellation en régalant les convives de mique et de petit salé.
Direction ensuite le château de Hautefort. D'abord pour un privilège presque royal : les véhicules ont eu le droit de se garer dans la cour d'honneur du château, offrant matière à de magnifiques photos.
Cet édifice du XVIe, qui évoque les châteaux de la Loire, a subi bien des vicissitudes qui l'ont ruiné, jusqu'à un incendie qui l'a presque entièrement détruit en 1968. Alors qu'il avait été rénové pendant trois décennies.
Il a connu une seconde restauration, rénové à l'identique, remeublé. Hormis les parties privatives, le château est aujourd'hui en grande partie visitable, ainsi que ses jardins à la française. De nombreux films y ont été tournés comme Le Capitan, Le Chevalier de Pardaillan, ou encore un épisode de la série télé Nicolas Le Floch.
A l'issue de la visite qui a mené jusque sous la charpente, les conducteurs ont repris la route de la Corrèze avec de nombreuses photos à faire partager.